Chaire Mukwege: vers un certificat de formation interdisciplinaire sur les violences sexuelles avec le soutien de l’UNESCO dès 2022-23

Inaugurée en septembre 2018, la Chaire Mukwege vise à développer les recherches interdisciplinaires dans le domaine des violences sexuelles à l’égard des femmes et des enfants et à fédérer sur cette thématique les connaissances de différents partenaires et universités en Belgique et dans le monde.

Le 5 octobre 2018, Denis Mukwege et Nadia Murad recevaient Le Prix Nobel de la Paix pour leur combat contre les violences sexuelles.

« Plus j’avance dans la vie, plus je m’aperçois qu’il y a autour de la problématique de la violence faite aux femmes des inconnues que seul je ne pourrai lever. Il reste tant de questions sans réponse dans le domaine médical, psychologique, juridique, historique, socio-économique », explique le Dr Denis Mukwege.

La Chaire réunit des experts internationaux des ces différents domaines et entend promouvoir des recherches transversales, interdisciplinaires, et ainsi mieux appréhender tant la prévention que le suivi des femmes victimes de violences sexuelles.

Elle est le fruit d’une démarche initiée par la professeure émérite (ULiège) Véronique De Keyser, Députée européenne honoraire, suite aux premiers contacts du Docteur Denis Mukwege en novembre 2013 avec les psychologues de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation (FPLSE) et les médecins du CHU de Liège, dans le but de mettre sur pied des programmes de coopération pour le suivi des survivantes de violences sexuelles.

Le premier congrès international de la Chaire Mukwege à l’Université de Liège s’est tenu du 13 au 15 novembre 2019, en présence du docteur Mukwege et de la reine.

Dès 2022-23, nous proposerons dans le cadre de la formation tout au long de la vie, des modules de formation interdisciplinaire sur les violences sexuelles pour les accompagnateurs de terrain avec le soutien de l’UNESCO.

Le travail à distance à l’ULiège !

Dès avant la pandémie en février 2019, j’ai souhaité offrir aux membres de l’ULiège la possibilité du travail à distance. Avec l’aide de l’ARH, un projet pilote a été proposé aux administrations et facultés qui souhaitaient offrir à leur personnel une souplesse dans l’organisation du travail, en clair une possibilité de travailler, un jour ou deux par semaine, à domicile. Une évaluation de l’impact du dispositif a été mise en place.

Neuf services se sont portés volontaires, 17 chefs de service et 127 personnes (à temps plein) se sont inscrites au programme. Les résultats de ce premier test se sont avérés très positifs (diminution du stress, meilleure conciliation vie professionnelle-vie privée, amélioration de l’efficacité, réduction de temps de trajets, amélioration de l’empreinte écologique, réduction du bruit dans les bureaux, facteur d’attractivité, etc.), tant pour les membres du personnel que pour les chefs de service et les collègues.

Sur base de ces résultats , nous avons proposé d’institutionnaliser le travail à distance au sein de l’ULiège. Différentes consultations et initiatives auprès du personnel ont été menées par l’ARH pour enrichir la réflexion sur les modalités pratiques organisationnelles. La pandémie et le basculement forcé au travail à distance ont démontré l’intérêt en même temps que les risques dans ce contexte particulier (sentiment de solitude, inégalité face aux conditions pratiques, distension de l’équipe, « syndrome de la cabane »).

Il en est ressorti l’importance de mettre en place un cadre fixant certains grands principes organisateurs, un guide de bonnes pratiques et un accompagnement à destination des responsables d’équipe et des agents. 

Ces dispositions ayant été mises en place par l’ARH, le travail à distance a été proposé dès la rentrée 2021-22 au sein de l’institution. Les principes adoptés par le CA ainsi que les recommandations se retrouvent sur l’intranet de l’ARH.

Le bien-être et la santé mentale : Un enjeu important pour l’université

Durant la pandémie, nous avons tous et toutes pris conscience des risques induits sur la santé mentale du personnel de l’université et des étudiant·e·s. Pour répondre aux diagnostics de détresse, nous avons organisé dans l’urgence une prise en charge psychologique gratuite pour l’ensemble des membres de l’université. (Cette offre a d’ailleurs pu être étendue à l’ensemble des membres – professeur·e·s et étudiant·e·s – de l’enseignement supérieur de la région Liégeoise avec le soutien du pôle Lge-Lxg). Au sein de l’ULiège, d’autres dispositifs ont renforcé l’offre d’aide psychologique : apprentissage de l’auto-hypnose, groupe de parole, astuces pour un travail à distance bien vécu, amélioration de la procédure de retour au travail, renforcement des équipes des personnes de confiance et des préventeurs psychosociaux. Mais le problème du mal-être dans l’enseignement existait bien avant le contexte de la pandémie.

La création en 2018 d’une compétence Bien-être au sein de l’équipe rectorale soulignait l’importance stratégique que je reconnaissais déjà à l’époque au bien-être professionnel et à la santé mentale. Avec l’aide des services compétents, un état de la situation a été réalisé : en 4 ans (2014-2018), le nombre de burn-out avait quasiment doublé et les affections psychiques devenaient la première cause d’absentéisme devant les TMS.

Les études sur le sujet montrent que plusieurs facteurs organisationnels sont en cause : lourdeur de la charge de travail, bureaucratie croissante, surplus d’étudiant·e·s, compétition pour les budgets, pour les promotions, manque de soutien, difficultés psychosociales des étudiant·e·s. Ces conditions favorisent en outre une sélection indirecte des étudiant·e·s : les très bon·ne·s étudiant·e·s restent au même niveau mais c’est le groupe médian, ceux et celles qu’on pouvait aider à s’améliorer, qui est désormais en chute libre. La solution passe donc par une amélioration globale des conditions de travail. Le dispositif d’accueil pour les nouveaux chargés de cours ainsi que les recommandations en terme de progressivité de la charge vont dans ce sens mais ne suffisent pas. Chaque année, le nombre d’étudiant·e·s augmente et les moyens ne suivent pas.

Ces dernières années, des financements complémentaires ont été octroyés via notamment l’aide sociale, l’aide à la réussite, l’orientation ou le plan de relance mais ces efforts budgétaires ne sont pas suffisants.

Le changement de gouvernance de l’ULiège en 2018 et l’autonomie budgétaire accordée par le recteur aux facultés leur a permis de planifier leurs ressources disponibles et de recruter mais toutes les facultés et les disciplines ne jouent pas à armes égales dans le contexte actuel. Dans les faits, les marges de manœuvre que l’autonomie procure aux facultés sont régulièrement absorbées pour gérer la pénurie des moyens.

La loi de financement des universités doit donc être revue de façon globale pour permettre à l’enseignement supérieur d’absorber l’accroissement continu du nombre d’étudiant·e·s en terme d’encadrements, de locaux, d’administration, de suivis d’étudiant·e·s tout en permettant aux enseignants et aux chercheurs de continuer leurs activités de recherche et de répondre aux appels à projets.

La réforme de la FIE

Le décret de Formation Initiale des Enseignants vise à répondre à un vrai besoin sociétal, celui d’améliorer la qualité de l’enseignement obligatoire, par un renforcement quantitatif (mastérisation) et qualitatif (acquis d’apprentissage visés) de la formation des enseignants. Le modèle imaginé avec co-diplomation entre établissements de l’enseignement supérieur (Université, HE, ESA) pour une meilleure articulation des compétences est d’une complexité extrême en particulier pour le pôle Lge-Lxg qui compte notamment 5HE, 2 ESA et 3 réseaux d’enseignement. Il implique en effet une mobilité accrue des enseignants entre les sites, des dédoublements de classes pour préserver la qualité de la formation, de multiple répétitions d’un même cours par enseignant. Pour éviter les appariements en silo (faculté/HE), j’ai créé au sein de l’ULiège une coupole administrative intégrant des représentants de l’université et des HE dont la mission est l’organisation concertée des travaux. Pendant une année, en parfaite concertation, nous avons construit un cadre de répartition des crédits équilibré entre pédagogie et savoirs disciplinaires et entre établissements. Différents scénarios ont été élaborés et évalués en termes organisationnel et financier. Les simulations réalisées confirment l’impression initiale que la majorité du budget prévu serait consommé par la gestion de la complexité évoquée précédemment. 

En 2020, la ministre a proposé un moratoire pour évaluer la mise en œuvre du décret et la viabilité du cadre budgétaire. Elle a organisé une consultation auprès des opérateurs de formation. Nous avons rédigé une note commune développant les contraintes spécifiques du pôle Lge-Lxg, les difficultés rencontrées et nos craintes. Pendant un an, différentes versions d’une réforme du décret ont circulé. En novembre 2021, la réforme FIE est approuvée par le parlement sans que la viabilité du cadre budgétaire ne soit clarifiée. 

Bien que le texte intègre nos propositions de simplification (la suppression de l’organisation par l’université des bac S4 et des options en S1S2S3), il soulève de nouvelles questions. En particulier, en réduisant la mastérisation en 1 année d’insertion professionnelle, il remet en question l’objectif premier du décret : l’amélioration de la qualité de la formation des enseignants et la valorisation du métier.

Loin d’être un projet anodin, la RFIE engage les universités et nécessite une base claire et unanime y compris budgétaire avant sa mise en œuvre afin d’éviter un épuisement des acteurs de terrain et une mise en danger du financement des universités et de la communauté française. Il reste donc du pain sur la planche. Mais pour l’instant , nous n’avons pas d’autre choix que de bâtir avec les HE et les ESA, le meilleur programme de cours possible, correspondant à ce décret réformé. Je pense que l’Université fait partie d’un écosystème et doit y assumer pleinement son rôle.

Réforme de la Formation Initiale de tous les Enseignants – Décret voté le 01/10/21

En décembre 2021, une nouvelle version du décret fixant la formation initiale des enseignants est votée au Parlement de la Communauté française. Comme dans le décret paru en 2019, la motivation reste unanime : pour améliorer le système éducatif, il faut une formation de qualité pour les futurs enseignants. Les principes fondamentaux apparus en 2019 restent présents :
•       Une codiplômation stricte entre les Établissements d’Enseignement Supérieur (Universités, Hautes Écoles et Écoles Supérieures des Arts)
•       Un allongement de la formation des enseignants de 3 à 4 ans pour le fondamental (Section 1 pour le maternel, Section 2 pour le primaire) et le secondaire inférieur  (Section 3); de 30 à 60 crédits pour l’enseignement secondaire supérieur (AESS : Section 5) ; la création d’un master en enseignement des disciplines à l’Université (Section 4 – 120 crédits) ;
•       Un contrôle renforcé de la maitrise de la langue française à l’entame des formations à l’enseignement ;
•       Un renforcement de la pratique et un meilleur encadrement de celle-ci (notamment par la formation des maitres de stage).
 
En plus de définir les compétences à atteindre par les enseignants au terme de leur formation, le décret fixe le nombre de crédits à organiser dans chacun des axes des formations à l’enseignement, ainsi que la répartition des crédits par type d’opérateur.
 
Les sept axes de formation, articulés entre eux, (disciplinaire, didactique et pédagogique, à et par la communication, en sciences humaines et sociales, à la maitrise de la langue française, à et par la recherche, ainsi que la formation à et par la pratique) constituent le squelette des formations de tous les enseignants de l’enseignement obligatoire. La formation à et par la pratique se voit renforcée et prend notamment la forme d’une stage de longue durée dans un établissement scolaire, afin que les futurs enseignants entrent progressivement dans l’exercice des quatre domaines de compétences du métier d’enseignant, à savoir : acteur institutionnel, social et culturel ; acteur d’une organisation apprenante dans une dynamique collective ; organisateur et accompagnateur d’apprentissages dans une dynamique évolutive ; praticien réflexif (Chap. II art. 5).
 
Ainsi, pour le Pôle académique Liège-Luxembourg (PALL), l’Université de Liège prendra part aux formations des futurs instituteurs et agrégés de l’enseignement secondaire inférieur des cinq Hautes Écoles du Pôle : La HE Charlemagne, la HE de la Ville de Liège, la HE libre Mosane, la HE Robert Schuman et la HE de la Province de Liège, avec les Établissements supérieurs des Arts : le Conservatoire royal, l’académie des Beaux-Arts et Saint Luc.
 
Inversement, ces établissements prendront part aux formations à l’enseignement organisées à l’Université : des Master en enseignement d’une discipline en 120 crédits, organisés après les bacheliers de base des disciplines et des Master en enseignement en 60 crédits, organisés après un Master dans une discipline (ancienne Agrégation de l’enseignement secondaire supérieur – AESS).
 
Un Master de spécialisation destiné aux formateurs d’enseignants est également créé en codiplomation au sein du PALL : il formera spécifiquement les enseignants des sections pédagogiques des Hautes Écoles (maitres assistants) en lieu et place du CAPAES actuel (Certificat d’Aptitude Pédagogique Approprié à l’Enseignement Supérieur) qui lui, perdurera pour les formateurs des sections non pédagogiques.
 
La date de mise en oeuvre du décret est septembre 2022, ce qui signifie que les étudiants qui s’inscriront dès la rentrée prochaine dans tous les bacheliers en enseignement organisés en Hautes Ecoles devraient entrer dans le nouveau programme de formation en co-diplômation en quatre années.
 
Une COmmission de COordination de la Formation Initiale des Enseignants (COCOFIE) est créée. Celle-ci est composée de 24 membres par le Gouvernement, et aura en charge non seulement la définition et l’opérationnalisation de la réforme, mais aussi le suivi de celle-ci au fil de sa mise en œuvre.

La réforme du décret Paysage

En application depuis 2014, le décret paysage avait notamment pour objectif d’augmenter le taux de diplomation en donnant plus de flexibilité au parcours étudiant notamment en permettant à ceux qui réussissaient 45 crédits sur 60 de poursuivre leur cursus y compris en Master avec des crédits résiduels.

Mon expérience de professeure m’a clairement montré que ce but n’était pas atteint. Quelque soit mon accord avec cet objectif, je ne pouvais que constater à travers ma pratique certains effets délétères : lourdeur administrative, perte de cohérence des auditoires, perception d’allongement de la durée des études avec validation de 45 crédits sur 60, désespoir, colère des étudiant·e·s face à l’échec répété à un examen, interruption dramatique de parcours liée à la perte de finançabilité.

C’est l’une des raisons fortes pour lesquelles je me suis engagée dans les élections de 2018: pouvoir contribuer à une réforme de ce décret paysage.

Une fois en fonction de Vice-Rectrice à l’enseignement, j’ai eu accès aux données qui ont confirmé mon intuition de professeure. Il apparaissait clairement que la flexibilité ne favorisait pas un plus grand taux de diplomation même avec un allongement des études et y compris pour les populations fragilisées. Je n’étais pas la seule à faire ce constat puisque le conseil des recteurs (Cref) a demandé au conseil réunissant tous les vice- recteurs et vice -rectrices à l’enseignement de lui faire des propositions de réforme.

Au sein de ce conseil, nous avons souhaité endiguer l’allongement tendanciel de la durée des études constaté et remettre des « balises » à travers 3 axes : priorité à l’acquisition des 60 premiers crédits du cycle de BA (révision des règles d’anticipation sur base de l’analyse des parcours de réussite, réussite en deux ans) ; réorientation précoce; augmentation de l’étanchéité BA-MA.

Nous avons intégré nos propositions dans un projet de réforme du décret qui a fait l’objet de multiples négociations avec notamment les recteurs, les HE, les étudiant·e·s, les syndicats et les politiques. Le texte final vient d’être voté par le parlement. Il intègre raisonnablement nos propositions et sera mis en application dès 2022-23. Cette avancée est le fruit d’une belle collaboration inter universitaire et me procure une grande satisfaction personnelle.

Les Trois Grand Axes de la Réforme Paysage

1. Permettre aux étudiant·s d’acquérir, dès le début de leurs parcours, des bases pédagogiques solides + identifier d’éventuelles difficultés afin d’y remédier. 

La priorité pour les étudiant·e·s doit être d’acquérir les 60 crédits de Bac 1. Différentes situations à l’issue de la première année:
– A 60 crédits acquis : l’étudiant·e réussit son bloc 1 et passe en poursuite d’étude ; 
– Entre 55 et 59 crédits acquis, il pourra, sur accord du jury, constituer un programme de maximum 65 crédits ;
– De 45 à 59 crédits réussis : l’étudiant·e pourra anticiper des crédits de la poursuite d’études mais il reste inscrit en bloc 1. Il doit inscrire à son programme annuel les crédits non acquis du bloc 1, et pourra y ajouter des crédits de la poursuite d’études pour lesquels il a les prérequis, pour atteindre un programme de maximum 60 crédits au total. 
– De 30 à 44 crédits acquis : l’étudiant·e reste inscrit·e en bloc 1. Il doit inscrire à son programme annuel les crédits non acquis du bloc 1 moyennant accord su jury, il pourra y ajouter des crédits de la poursuite d’études pour lesquels il a les prérequis, sans que son programme ne dépasse 60 crédits :
– Moins de 30 crédits acquis: l’étudiant·e doit inscrire à son programme annuel les crédits non acquis du bloc 1. Il doit compléter son programme par des activités d’aide à la réussite ;
– L’étudiant·e qui n’a pas acquis de crédit doit se réorienter. 

Enfin, le passage de bachelier en master est mieux balisé, seul·e·s les étudiant·e·s qui ont un solde de maximum 15 crédits de bachelier à acquérir pourront anticiper des crédits de master pour lesquels ils disposent des prérequis. Ils demeurent inscrits en bachelier, et leur programme ne peut pas excéder un total de 60 crédits. L’objectif est d’encourager les étudiant·e·s à décrocher en priorité leur diplôme de bachelier avant d’entamer des crédits de master.

2. Rendre les conditions de finançabilité plus lisibles.

Pour le bachelier, l’étudiant·e dispose de 5 années pour obtenir son diplôme de bachelier (6 s’il se réoriente) et de 4 années maximum pour atteindre 120 crédits. Outre ces principe de base des balises intermédiaires existent :
– L’étudiant·e dispose de 2 années maximum pour réussir les 60 crédits du bloc 1 moyennant deux tempéraments :
– Le jury pourra décider de permettre à un·e étudiant·e de s’inscrire une troisième fois dans la même filière s’il réussit 60 crédits et au moins 50 crédits du bloc 1 au terme de ces deux années. Mais les crédits de bloc 1 restants devront impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription. 
– Le jury pourra décider de permettre à un·e étudiant·e qui aurait réussi moins de 30 crédits lors de sa première inscription mais au moins 50 crédits au terme de sa deuxième inscription de s’inscrire une troisième fois dans la même filière. Les crédits de Bloc 1 restants devront impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription.

Pour le master, l’étudiant·e dispose de 2 ans pour réussir 60 crédits, de 4 ans pour réussir 120 crédits, et de maximum 6 ans pour réussir 180 crédits. Enfin, le Gouvernement a  prévu  un dispositif supplémentaire permettant aux étudiant·e·s de recouvrer leur finançabilité perdue : Tout étudiant·e en situation de non-finançabilité pourrait être considéré comme à nouveau finançable pour autant qu’il réussisse l’entièreté des crédits composant son programme annuel – qui devra être composé d’un minimum de 45 crédits. 

3. Renforcer les moyens dédiés aux aides à la réussite pour les étudiant·e·s en difficulté afin de les accompagner vers la réussite et la diplomation.  

Les établissements devront, avant le début de chaque année académique, établir un plan stratégique d’aide à la réussite listant les activités de remédiation mises en place et les moyens financiers alloués. Une attention particulière sera portée aux étudiant·e·s qui éprouvent des difficultés à réussir les 60 premiers crédits de leur Bachelier. 

Une formation transversale au développement durable pour nos étudiant·e·s

Le développement durable : un des défis majeurs de la société. L’ULiège se doit d’offrir à ses étudiants·e·s une formation qui leur permettra d’aborder les enjeux du développement durable de façon systémique. J’ai souhaité organiser une formation interdisciplinaire en collaboration avec les facultés et les scientifiques pour l’ensemble des étudiants. L’enseignement intègre séances de cours et projets. C’est la première étape vers la création d’un certificat spécialisé.

Toutes les informations dans les news de l’ULiège.

Assises de l’enseignement : Quelles perspectives pour le numérique après 18 mois de bouleversements pédagogiques ?

Aujourd’hui, un an et demi après le début de la crise sanitaire, on ne peut pas imaginer revenir complètement au « monde d’avant » . Une journée d’étude et de réflexion pour élaborer une véritable stratégie d’enseignement numérique qui soit à la fois pertinente, assumée et réaliste.

Retrouvez le programme complet en cliquant ici

Egalité des chances et genre

Depuis 2019, j’ai souhaité renforcer l’engagement de l’ULiège dans la voie de la lutte contre les discriminations. Au-delà du respect des obligations légales qui s’imposent à toutes les institutions, les universités ont aussi, à cet égard, une responsabilité sociale : celle de promouvoir, à travers l’enseignement et la recherche dont elles ont la charge, les changements culturels indispensables à l’égalité démocratique visée par nos législations.

Pour ce qui concerne l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à l’université, en 2020, les femmes restent minoritaires à tous les niveaux de la carrière académique : 28,5% chargées de cours, 29 % professeures, 24% professeures ordinaires. Les femmes sont aussi minoritaires dans les commissions décisionnelles même si on constate une progression depuis 2019.  

Attendre que les tendances s’inversent ne semble pas une option pour une université qui ambitionne l’excellence dans tous les domaines : l’enseignement, la recherche, mais aussi ses propres pratiques. Alors, comment faire évoluer le fonctionnement de notre institution ?

Une action affirmative en matière de recrutement, de nomination et de promotion est une nécessité. Différentes mesures ont été prises notamment l’augmentation de la représentativité des femmes au sein des commissions décisionnelles, les doubles listes pour les Docteur·e·s honoris causa, l’institutionnalisation du travail à distance et le monitoring des statistiques.

Mais même si nous sommes convaincus de l’importance de l’égalité des chances pour les femmes et les hommes, nos comportements sont influencés par des biais inconscients de genre qui ont un impact négatif sur les candidatures féminines.

“Etre conscient·e de l’influence des biais permet individuellement et collectivement de procéder à des évaluations plus objectives, où les femmes ont les mêmes chances que les hommes. Seul un recrutement respectueux de l’égalité des chances permet de garantir la qualité de nos recrutements, de trouver la meilleure personne pour un poste défini et de ne pas passer à côté des talents. »

Pour cela, les membres des commissions sont invités à suivre les conseils repris à la page « Evaluer et recruter sans biais de genre » et à visionner cette vidéo :

Près de 8000 paniers bio solidaires distribués aux étudiant·e·s durant la pandémie

Afin de venir en aide aux étudiant·e·s pendant la crise sanitaire, j’ai lancé l’opération paniers alimentaires bio solidaires avec l’aide du service « Qualité de vie étudiants » et la collaboration de la ceinture Aliment-terre liégeoise pour favoriser les circuits courts.

Chaque semaine, une moyenne de 300 à 350 paniers ont été distribués à Liège (cafétéria du 20-Août), 50 sur le campus de Gembloux Agro-bio Tech et 25 sur le campus d’Arlon. Au total, près de 8000 paniers bio solidaires ont été distribués (sans inscription et sur simple présentation de la carte étudiante de l’ULiège).

L’opération trouvera un prolongement avec la création dans les prochains mois d’une épicerie solidaire pour les étudiant·e·s du Pôle académique Liège-Luxembourg, projet déjà envisagé avant la pandémie au sein du Pôle.

Merci à tous !

Gardons le contact !

Les paniers bio-solidaires sont une des actions de la campagne #gardonslecontact en soutien aux étudiant·es et aux membres du personnel de l’ULiège pendant la pandémie

Valorisation des tâches d’enseignement des scientifiques

Les tâches d’encadrement que réalisent les scientifiques sont essentielles à la qualité de nos enseignements et au suivi des étudiant·e·s. L’aide apportée en cette période de crise s’est avérée encore plus cruciale.  
Pourtant, ces tâches (répétitions, participation aux évaluations, permanences pédagogiques) sont parfois peu visibles officiellement et, dès lors, difficilement valorisables sur un CV.  

Pour pallier ce manque, nous avons développé avec Jacques Sougné (UDI), en concertation avec les CSC (Conseil du Corps Scientifique), le développement d’une application pour permettre à ceux et celles qui le souhaitent d’enregistrer les tâches réalisées dans l’année et obtenir une attestation après validation par le ou la titulaire du cours concerné ou à défaut par le ou la président·e de département. 

La validation des tâches se fait très facilement et participe à la reconnaissance de ces activités d’encadrement et des personnes qui les réalisent. L’application est disponible dans myULiège sous le menu « Cours », « Valorisation des tâches d’encadrement ». L’enregistrement des tâches se fait par le ou la scientifique sur base volontaire en vue de l’obtention d’une attestation par an. L’application est d’ores et déjà opérationnelle .